EXPLICIT JAM (jam amplifiée)

Special Jam
19 oct. 2019
19 oct. 2019 @ 1.30 pm 5.30 pm
studio KINOKHO - 24/32 rue des amandiers, PARIS, France - Show map
les frontalières (cie radix)
The event happens on this dates: 19/10/2019, 18/01/2020, 29/02/2020, 21/03/2020, 11/04/2020, 23/05/2020
EXPLICIT JAM (jam amplifiée) - studio KINOKHO - PARIS, France

*version française détaillée en dessous du résumé en anglais 

 

☀ CONTEXT


new cycle of practice in contact-improvisation in Paris :


>>> at "kinokho studio", 24-32 rue des almondiers, 75020 Paris ; a bright and quiet nest of 120m2 - floor: parquet


>>> 200m from the metro station Père Lachaise


☀ SCHEDULE :


>>> Workshop 'COMPASS - introspective attitude in contact-improvisation' from 9h30 to 12h30


>>> 'EXPLICIT jam' from 1:30 pm to 5:30 pm

dedicated page https://www.lesfrontalieres.com/contact-improvisation-paris


☀ to enter the building (24-32 rue des amandiers), there is an intercom: ring at 'kinokho studio' and we will open the door // for the jam in the afternoon, it is possible to arrive from 13:30, and we will start together at 2 p.m. - if you arrive a bit later we will be there to welcome you :)


☀ information and registration (pre-registration by email required for the morning workshop): lesfrontalieres@gmail.com
 

 

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☀ infos et inscriptions (préinscription par mail nécessaire pour l'atelier du matin) : lesfrontalieres@gmail.com

DETAILS A PROPOS DE LA JAM

'JAM AMPLIFIEE' ? 'EXPLICIT JAM' ? KEZAKO

QU'EST-CE QU'ON VISE ?

>>> Agencer l'espace de pratique collective de sorte à rendre évidente la diversité des activités, visibles et invisibles, à l'oeuvre dans ce contexte de pratique en contact-improvisation.

>>> Faciliter l'explicitation de ce que nous faisons lorsque nous investissons ensemble l'espace désigné par le mot "jam", en faisant de l'espace aux activités frontalières de l'activité de "danser" qui elle, est évidemment très visible et centrale en jam.

>>> Rendre possible cette activité réfléchissante (o), sans que cela vienne pour autant stopper la dynamique du mouvement permanent propre à la jam.

(o) "l'activité réfléchissante, est mal connue, peu familière en conscience, difficilement identifiable puisqu'elle ne s'aperçoit que dans une saisie rétrospective en première personne, mais aussi parce qu'elle ne s'enseigne pas et qu'il n'existe quasiment aucune activité éducative de base (dans les cycles d'apprentissage de l'école primaire, collège, lycée) qui la sollicite délibérément en conscience. De plus, elle appartient à toute cette famille d'actes qui ne sont pas volontaires et que l'on ne peut mobiliser que de façon indirecte, c'est-à-dire en créant les conditions qui les suscitent. Cette dernière caractéristique en fait une activité "risquée" pour ceux qui veulent pouvoir tabler d'avance sur des résultats certains. Quelle valeur productive peut avoir une activité que l'on ne peut que tenter, et dont le principe même de réussite potentielle est de ne pas viser volontairement le but !! C'est donc une activité qui, par essence, ne peut guère devenir machinale, automatique. En même temps, elle est l'activité de création par excellence, c'est par elle que le neuf, le frais, le sens qui est source de renouveau et qui me bouge personnellement, qui m'émeut, peuvent apparaître." >> Pierre Vermersch in "Activité réfléchissante et création de sens", Expliciter n°75, mai 2008.

COMMENT PROCEDONS-NOUS ?

>>> L'espace limitrophe de la pratique dansée est subdivisé en "aires"', correspondant à différents types d'activités d'apprentissage-entraînement possibles, qui s'articulent avec l'espace de pratique dansante.

>>> Cette agencement spatial a pour fonction de mettre en lumière des activités auxquelles nous nous adonnons déjà pendant les jams de contact-improvisation (et non pas d'inventer autre chose en plus). 

A QUI S'ADRESSE CETTE JAM ?

Pour celleux qui naviguent depuis longtemps dans les jams, comme des poissons dans l'eau et jouent, en experts, avec la dimension non-verbale de l'expérience, il s'agit d'une occasion pour vraiment passer du temp à dé-couvrir et déplier ce que vous êtes réellement en train de faire lorsque vous habitez cet espace de jam. 

Pour les personnes qui ne connaissent pas ou très peu le contexte de pratique en contact-improvisation désigné par le mot 'jam', de même que pour les personnes n'ayant pas le privilège de pouvoir décoder aisément (= sans anxiété) les données implicites, voici une occasion pour entrer en douceur, sans se violenter, dans la pratique de désorientation volontaire qu'est le contact-improvisation.

Et pour tou.te.s, une opportunité pour nous entraîner à affiner cette attitude et état d'esprit si utile dans la pratique en contact-improvisation, que nous aimons résumer avec les termes 'esprit du débutant' => 'Shoshin' dans la tradition zen.

***

Petite histoire à propos de Shoshin/l'esprit du débutant 

"Un célèbre maître de zen reçoit un jour la visite d’un homme qui déclare vouloir étudier avec lui. Le maître l’invite à boire le thé pendant que le visiteur lui expose son passé, lui décrit son cheminement spirituel, ses découvertes, ses réflexions et nomme les maîtres qu’il a côtoyés. 

Le maître écoute patiemment et recommence à lui verser du thé dans sa tasse déjà pleine. Celle-ci se remplit à ras bord et finit par déborder, le thé coulant tout autour. L’élève s’écrit alors « Que faites-vous?! Ma tasse est déjà pleine! ».

Et le maître lui répond « Comment voulez-vous qu’un enseignement pénètre votre esprit alors qu’il est déjà plein comme cette tasse?"


***

POINT DE DEPART (ETAT D'ESPRIT)

Transcription d’un moment d'une conversation (vidéo ; questions-réponses) entre Rae Johnson et des étudiant.e.s sur le sujet “Opression and embodiment” :


"Une étudiante :

'Voudriez-vous aborder le sujet de comment utiliser notre propre corps pour créer un espace sécure/sécurisé/sûr/sécurisant/sans danger pour les autres lorsque les autres se sentent oppressés ?

 


Rae Johnson, souriant :

  • Ok. C’est une bonne question. Il ne s’agit que de moi, et s’il vous plaît n’entendez pas cela comme une critique de l’usage des termes ‘espace sûr’. Mais j’ai souvent, dans mon propre travail, trouvé cela plus efficace d’emprunter un terme à une organisation de Los Angeles qui fait un travail pour la justice sociale et de le désigner plutôt comme un ‘espace brave’ que comme un ‘espace sûr’. Je (me) demande vraiment si nous pouvons ou non créer un espace sûr pour quelqu’un d’autre. Et en même temps, je pense qu’il existe des moyens par lesquels notre propre présence incarnée peut contribuer à un champ relationnel, à un espace, qui peut être ressenti comme ouvert, et invitant, et courageux. Et je pense que nous faisons cela en le modelant dans notre propre corps. Les spécialistes de la traumatologie et des neurosciences aiment souvent parler de quelque chose appelé “processus de co-régulation” ; et je pense qu’iels marquent un point / qu’iels ont raison. En nous accordant à l’expérience sentie/ressentie de nos propres corps et en nous connectant à nos propres ressources, en termes de souffle/respiration et de sensation, et en faisant ce que nous pouvons faire pour être une présence bien atterrie/ bien dans le sol/ bien enracinée et centrée, engagée avec les autres personnes, nous pouvons aider les autres à en faire autant. Et cela offre peut-être une occasion de s’engager avec des personnes qui, à certains égards, ne détiennent peut-être pas autant de privilèges que nous. Et de créer, pas seulement l’impression, mais le senti réel, de corps à corps, que je suis ici et que je suis présent.e, et que je suis centré.e, et que je ne suis pas en train d’émettre un jugement, et que je suis ouvert.e, disponible. Je pense qu’il y a des chemins par lesquels nous pouvons apprendre à incarner cela. Donc ce n’est pas quelque chose que nous avons besoin de transmettre avec nos mots, c’est juste dans notre manière de le faire advenir ; et c’est dans la façon dont nous continuons à faire survenir (ce senti réel) même lorsque l’engagement peut être stimulant ou difficile. Donc … oui voilà.' "

 

CONTEXTE

nouveau cycle de rendez-vous de pratique en contact-improvisation au studio kinokho, 24-32 rue des amandiers, Paris XXème ; un nid lumineux et calme de 120m2 (sol : parquet) à 200m de la sortie du métro Père Lachaise

☀ déroulement de la journée :
🌿atelier 'COMPASS - attitude introspective en contact-improvisation' de 9h30 à 12h30 


🌿 'EXPLICIT jam' de 13h30 à 17h30

page dédiée https://www.lesfrontalieres.com/contact-improvisation-paris

☀ en bas du bâtiment (24-32 rue des amandiers), il y a un interphone : sonnez au studio kinokho et on vous ouvrira la porte // pour la jam l'après-midi, il est possible d'arriver dès 13h30, et nous démarrerons ensemble 14h - si vous arrivez un peu plus tard nous serons là pour vous accueillir :)

studio KINOKHO

24/32 rue des amandiers
PARIS
75020
France
http://KINOkho-studio.com